A l'occasion du Congrès national de l’Amicale des déportés tatoués du 27 avril 1944 qui s'est tenu au Mémorial les 18 et 19 Avril derniers, nous recevons l’exposition réalisée par l'Association, qui retrace leur parcours de prisonniers, d’internés puis de déportés.
Ce parcours est exceptionnel dans l’histoire de la déportation, car au lieu d’être transférés dans un camp d’extermination par le travail, ou camp de concentration, destination administrative de tous les détenus dits « Politiques », ce convoi de 1655 hommes est envoyé vers … Auschwitz, camp d’extermination par le gaz pour tous les persécutés par le Reich : Juifs, tziganes…
Comme eux, les Français se voient tatouer leur matricule sur l’avant-bras gauche et subissent la même procédure de déshumanisation : déshabillage, désinfection, rasage, port de la tenue rayée.
Quelques jours plus tard, ils sont transférés au camp de Buchenwald, puis pour 1000 d’entre eux au KL Flossenbürg, et répartis dans divers kommandos de travail. Les décès sont nombreux, car les conditions de travail et de détention sont inhumaines.
Seuls 798 de ces hommes survivront à la déportation et rentreront en France.
"Le Convoi exceptionnel des déportés tatoués du 27 avril 1944"
Exposition du 18 Avril au 18 octobre 2009
Il n'y a pas d'enfants ici - Auschwitz, Gross-Rosen, Buchenwald.
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 | Exposition des dessins de Thomas Geve, enfant déporté dans les camps nazis, réalisée par l'Association française Buchenwald-Dora et Kommandos en partenariat avec le Mémorial du Maréchal Leclerc de Hauteclocque-Libération de Paris et Musée Jean Moulin. Du 7 juin au 3 novembre 2008.
Thomas Geve a trois ans lorsque Hitler prend le pouvoir en janvier 1933. Son père, chirurgien juif, ne pouvant plus exercer, décide de quitter l'Allemagne après les pogroms de novembre 1938. Il rejoint l'Angleterre et tente d'y faire venir sa femme et son fils unique, Thomas, mais la guerre éclate en septembre 1939 et les frontières se ferment. Arrêté avec sa mère en juin 1943 à Berlin, Thomas Geve est déporté à Auschwitz. En janvier 1945, les Allemands évacuent le camp pour rejoindre ceux de Gross-Rosen puis Buchenwald, libéré le 11 avril 1945.
Après un mois à l'infirmerie, Thomas Geve réalise 79 dessins résumant ce qu'il a vécu durant ces vingt-trois mois d'horreur et de souffrance. Son oeuvre témoigne de la barbarie subie par les déportés et retrace de façon chronologique et précise les différents aspects du système concentrationnaire. En 1950, Thomas Geve part vivre en Israël où il demeure encore aujourd'hui.
L'exposition présente également des extraits de son livre Aufbrüche ainsi que deux films documentaires sur son parcours et celui de trois autres déportés, Léon Zyguel, Bertrand Hertz et Guy Ducoloné.
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